Destins interdits

Balade entre deux mondes, aristocratie et délinquance

Auteur : Nathalie Thomas-Verney

Edition : Le lys bleu

Date de parution : 25 avril 2019

Nombre de pages : 494 pages

Genre : Contemporaine

Prix : 25 euros

Statut : m’appartient

Julian a seize ans. Jeune délinquant et ancien toxicomane, il habite un vieux mobil-home vétuste avec sa mère et sa petite sœur. Très vite déscolarisé, il gagne cependant beaucoup d’argent en faisant des combats de boxe, la nuit dans les sous-sols des immeubles des cités. Julian n’a qu’une passion : le muy thai, ou boxe thaïlandaise, où il excelle, mais il n’a pas de rêves, pas de projets, pas d’avenir. Kentin a seize ans. Adolescent brillant, dont la beauté n’a d’égale que l’intelligence, il est le fils unique d’Alexandre Dumont de Givry, dix-neuvième comte de Givry, et habite le château de ses illustres ancêtres. Kentin a un rêve secret : devenir créateur de parfums, ce qui n’est pas du goût de son père.
Julian et Kentin vivent à quelques centaines de mètres l’un de l’autre, mais ils ignorent totalement leurs existences. Une relation ambigüe qui commence par un viol, et un pardon qui mènera le jeune Julian aux portes de l’enfer. Deux existences qui n’auraient jamais dû se croiser ; deux mondes qui n’auraient jamais dû se rencontrer ; une passion qui n’aurait jamais dû voir le jour ; deux destins qui n’auraient jamais dû s’unir : deux destins interdits.

Tout d’abord, je tiens à remercier Nathalie pour sa confiance, et de m’avoir fait parvenir son roman, qui, même sans avoir été un coup de cœur, est une pépite. Merci pour la dédicace et le petit mot à part afin de me prévenir des nombreuses coquilles, qui malgré la colère que cela à pu vous engendrer, n’enlève en rien la qualité de l’histoire.

Ce sera la première fois que je cite un extrait, je trouve ces quelques lignes poignantes et résumant bien l’histoire  : 

"-Ce que tu as fait, tu dois le défaire, dit-elle, les yeux fixés sur les flammes dansantes. Quoi qu'il en coûte à ta vanité ou à ton amour propre.
- J'comprends pas?
- Tu as détruit tout amour en Kentin.
- L'amour? Mais j'l'aime pas.
- L'amour peut revêtir toutes sortes de visage. Il n'est pas que charnel. Il est confiance ; il est tolérance ; il est rédemption ; il est fidélité ; il est dévouement."

Dans ce roman il n’y a pas de chapitres, il y a des saisons. L’histoire commence en hiver et se termine donc en automne. Au départ, je me suis dis « aïe, sans chapitres, cela va sembler long » moi qui n’aime pas fermer un livre avant la fin d’un chapitre. Mais en réalité non. Et bien avant même que le mot ainsi que le nom de de la sonate soit mentionné, je me suis retrouvée à penser me trouver dans une symphonie. Je ne sais pas si c’était l’intention de l’auteure mais chaque saison est écrite de façon à ce qui se passe dans l’histoire nous fasse penser aux sentiments qu’une saison nous procure. En hiver, c’est froid, morose, souvent déprimant, puis arrive le printemps, ou l’on se sent revivre, on a envie de renouveau. On enchaîne avec l’été, une période on l’on a envie de se permettre les interdits, de se découvrir, se mettre à nu, un grain de folie. Et l’automne arrive, on redevient un peu plus sérieux, on se sent un peu plus grandit, la mélancolie revient peu à peu, les souvenirs de l’hiver dernier aussi… Voilà comment j’ai ressenti ce roman. Comme une symphonie.

Notez que je ne parle en aucun cas de l’histoire, ni des personnages, ce n’est pas utile ici, le résumé en dit largement assez ainsi que l’extrait annoncé plus haut. 

Je peux juste ajouter, qu’en refermant le livre, on espère grandement une suite. 

4.5/5