La Clé du bonheur

Balade dans l'asile d'Ambergate

Auteur :Kathryn Hughes

Edition : Calmann Levy

Date de parution :6 février 2019

Nombre de pages : 388 + 7 pages d’interview

Genre : Littérature contemporaine 

format: broché

Prix : 20,50 euros 

(Statut : emprunté à la médiathèque)

Années 50
Amy, une jeune femme désespérée,
tente de se noyer suite à la mort de sa mère.
Le lendemain, son père n’a pas le choix :
il l ’envoie à Ambergate, austère hôpital psychiatrique.
Pour Amy, qui est loin d ’être folle, ce sera le théâtre
de terribles drames, et d ’amours interdites.

50 ans plus tard…
Sarah se met à fouiller les vestiges d ’Ambergate
dans le but d ’écrire un livre.
L ’asile abandonné va alors livrer ses plus sombres secrets.
Et si tout commençait par une simple clé ?

La clé qui offrira l ’amour et la paix intérieure
à celles qui les ont tant recherchés.

Bien que l’asile d’Ambergate n’ai jamais existé, l’auteur nous livre une histoire basée sur du vrai. Vous découvrirez très vite que Sarah l’historienne écrivaine va découvrir des valises enfermées dans une pièce de l’asile d’Ambergate. Bien que sus-mentionné, cet asile est fictif, l’histoire des valises retrouvées dans un asile est belle et bien vraie. Kathryn Hughes va, par l’ouverture d’une de ces valises, nous transporter dans la vie d’Amy, et nous faire découvrir la vie dans les asiles de fous dans les années 50 en Angleterre. A travers l’histoire d’Amy, nous apprendrons comment et pourquoi ces femmes et ces hommes ont été interné, de quelle façon ils sont « soignés » pour ne jamais vraiment « guérir » d’une maladie mentale que la plupart d’entre eux n’ont pas. 

Si l’on tenait compte de la manière dont les gens étaient internés à cette époque là, je serais certainement internée moi même, et toi aussi qui lit cette chronique. Heureusement que l’évolution de la psychanalyse et de l’étude des maladies « mentale » nous permet aujourd’hui de soigner des petits maux et nos états d’âmes, ou même nous laisser régler, ces moments de la vie ou nous nous sentons parfois démunis, par nous même ou avec l’aide d’un professionnel et de légère médication, sans devoir se faire interner.

J’ai particulièrement aimé me plonger dans cette histoire. Tout le long j’étais Ellen, l’élève infirmière Crosby. Je me disais, si c’était moi l’infirmière, je serais comme elle. A vouloir faire évoluer les choses et que l’on arrête cette barbarie. Ce livre a été difficile à lâcher, j’ai aimé découvrir et apprendre comment l’on soignait les dépressifs et à quel point les connaissances étaient limitées. Les moyens utilisés pour « lire » dans le cerveau, des moyens barbares. Des façons de faire qui finalement rendait fou, des personnes saines, entrées là juste parce qu’elles vivaient un moment difficile dans leur vie à ce moment T.  

Un roman poignant, qui ne fini ni mal, ni bien, mais avec les séquelles de cette vie, internée, pour rien…

 

4.5/5